Chronique de mars 2015

Il y a une expression bien connue au Québec qui traduit les nuances que l’on peut apporter à la notion du racisme. En effet, quand une personne vous dit : « moi je ne suis pas raciste … mais … », elle vient d’exprimer tout haut ce que la majorité des humains pensent. Le racisme dans une définition rapide est simple n’est nul autre que le rejet de l’autre parce qu’il appartient à une autre « race ». Si celle-ci se définie par la couleur de la peau, cette dynamique s’applique des blancs envers les noirs ou les jaunes, des noirs envers les jaunes ou les blancs, des  jaunes envers les noirs ou les blancs, etc. La notion de race est bien souvent à relier à des différences culturelles de tous ordres et principalement religieux ou encore de hiérarchie et de valeurs sociales. Il faut également dire que tout groupe social va lui-même se définir avec ses propres règles, ses propres idéologies bâtissant progressivement un espace propre qui va se différencier de celui d’à côté, qui lui aussi va évoluer dans sa concrétisation en se définissant suivant des objectifs qui lui sont spécifiques. On peut facilement comprendre que cette évolution naturelle des groupes humains et sociaux dans des directions différentes ne pose pas de problème tant et autant qu’ils ne se rencontrent pas et surtout tant et autant qu’ils n’ont pas la nécessité ou l’obligation de vivre sur un même territoire. Cette dernière situation est bien plus fréquente qu’on ne le croit. Il suffit sans vouloir ouvrir une polémique, mais seulement provoquer une réflexion personnelle de penser au Canada. Voilà un pays dont les valeurs sociales se veulent fondamentalement antiracistes, mais qui dans les faits a été fondé et bâti à partir de notions racistes. Il ne faut pas oublier que lorsque l’on parle du Canada, on parle à la fois des deux Peuples fondateurs, les Français et les Anglais, des Premières Nations amérindiennes, des Nations Acadienne et tout dernièrement Québécoise sans oublier que de nos jours les immigrants sont classés en communautés ethniques, c’est à dire raciales, et que l’on parle de minorités visibles, faisant allusion directement aux différents types de couleurs raciales. Alors compte tenu de ces quelques remarques un observateur extérieur peut se demander comment le Canada peut parvenir à être un pays non raciste. Cependant ce même observateur pourrait se faire dire qu’en fait le Canada est un exemple parfait de pays où la diversité raciale et culturelle se rencontre. C’est d’ailleurs très certainement pour cette raison que le Gouvernement du Québec a posé sa candidature pour que Québec soit officiellement le siège du bureau de l’UNESCO sur la diversité culturelle.

Sur ce, je vous dis au mois  prochain en vous espérant heureux et en santé.