Chronique des mois de mai, juin, juillet, aout 2015

Nos sociétés occidentales présentent généralement le bonheur comme étant le résultat d’une vie harmonieuse en couple et en famille, mais qu’en est-il exactement? Le couple est-il si indispensable ? Y a-t-il des périodes de la vie qui soient plus propices à la vie à deux ou en solitaire? Y a-t-il des âges qui nous prédisposent plus ou moins à la solitude?

En dehors des tendances sociales, il faut cependant reconnaître que le désir d’être en couple répond aussi à un mécanisme qui va plus loin que la simple satisfaction de la sexualité, de la création d’une famille ou encore d’une action à deux dans le but de réussir sa vie matérielle.

 

Les plus récentes recherches nous amènent à mettre en évidence les trois réflexions suivantes en ce qui concerne le besoin de vivre en couple : Pendant la grossesse, le fœtus est en symbiose totale avec la mère et ressent avec elle, toutes les émotions positives ou négatives qu’elle peut vivre. De plus, on pense que le fœtus enregistre cet état de fusion et de bien-être, mais il va le perdre au moment de la naissance alors qu’il quitte le corps de la mère. D’autre part, on a pu constater, d’un point de vue psychologique, que les humains ont tendance à vouloir revivre à l’âge adulte les états psychoaffectifs connus antérieurement.

 

Cette fusion et cette communication symbiotique vécues pendant les neuf premiers mois de l’existence fœtale, chaque individu va donc vouloir les retrouver et l’on peut avancer que c’est dans la constitution du couple que cela va pouvoir se réaliser. Pour compléter cette présentation, il faut préciser qu’après avoir vécu à nouveau cette relation fusionnelle, il y a un détachement. En effet, ce besoin n’est pas permanent et au bout d’un certain temps plus ou moins long et bien souvent différent suivant les individus, la recherche, de cette fusion ne se fait plus sentir et n’est plus une nécessité. La relation de couple va alors prendre une nouvelle dimension de type associatif qui n’est plus systématiquement basée sur la recherche du bonheur à deux.

 

Si le couple vient à prendre fin pour cause de divorce ou de décès, il est alors fréquent de constater que vivre le bonheur seul, est du domaine du possible. Nous allons rencontrer cela très fréquemment chez des personnes du troisième âge, mais aussi de plus en plus parmi des personnes dans la quarantaine qui ne veulent plus vivre les contraintes et les obligations de la vie à deux. Cela ne veut pas dire qu’elles rejettent l’autre en général, mais que la rencontre se fait désormais dans le partage ici et maintenant de moments de plaisir et non sur une vie à deux au quotidien.

Sur ce,  je vous dis au mois prochain en vous espérant heureux et en santé.