Chronique Mai 2016

Peut-être avez-vous déjà entendu dans un film ou dans un tribunal cette célèbre phrase : « Je jure de dire la vérité rien que la vérité ». Dans la vie et  au quotidien, l’engagement de dire la vérité est sans aucun doute moins solennel, mais directement relié à l’élasticité de la morale qui est propre à chacun. On peut donc se poser la question où commence et où fini le mensonge et quelles sont les limites de la vérité ?

Une consultation récente auprès d’une cinquantaine de professionnels « psy » tendrait à démontrer une profonde différence dans ce domaine entre la femme et l’homme. En effet, près de trois femmes sur quatre souhaiteraient établir une communication où tout serait dit alors que pour les hommes, c’est moins d’un sur quatre qui partagerait ce souhait.
Cela voudrait-il dire que les hommes seraient moins « honnêtes » dans leurs échanges que les femmes…? Qu’ils auraient une tendance à « cacher » les choses …? Rassurez-vous, Messieurs, cela n’est pas le cas. Cette tendance, proviendrait tout simplement du fait que les hommes seraient moins portés que les femmes sur les échanges verbaux et qu’ils préféreraient les actes plus que les paroles.
Malgré cette différence, ce qu’il y a de certain, c’est que le fait de ne pas dire la vérité se définit par rapport à la notion du mensonge. Le mensonge qui a pour but de tromper l’autre, s’explique toujours comme une incapacité à assumer une situation donnée dans laquelle le sujet se trouve en difficulté.  Il peut prendre des formes multiples et correspondre à des motivations différentes selon les cas.

Il est bien évident qu’un « petit » mensonge n’a pas le même impact qu’un « gros » mensonge. Les petits mensonges font souvent partie du quotidien; ils permettent à beaucoup d’éviter et même de fuir des discussions, des disputes qui épuisent et ne règlent rien. Les gros mensonges, on s’en doute, sont bien plus dévastateurs, surtout dans une relation de couple. Certains ont peut-être déjà vécu le cycle infernal dans lequel un homme ou une femme s’enfonce quand il ou elle commence à mentir, en espérant ne pas briser son couple, surtout dans les cas d’infidélité.
Pour conclure, il faut bien se le dire, vivre dans le mensonge ne peut, en aucun cas, apporter la paix intérieure. Cela ne peut générer que des sentiments de culpabilité et de rejet de soi.

Sur ce, je vous dis à la prochaine chronique  en vous espérant heureux et en santé.