Chronique de septembre 2017

Je vous propose de faire une petite expérience : elle consiste tout simplement à regarder l’expression des visages de personnes prises au hasard, à la descente d’un autobus, à la sortie du métro, dans une foule, le long d’un trottoir…. Que voyez-vous ? Généralement ce sont des visages fermés, éteints, soucieux, sans sourire et sans joie apparente. Dans bien d’autres pays que je ne veux pas identifier, mais qui bien souvent sont plus pauvres, plus démunis et où les gens sont eux aussi submergés par les obligations et les difficultés et parfois tout simplement le fait de survivre, on constate que les personnes n’ont pas perdu la joie de chanter et de partager les choses simples du quotidien et font de la vie de tous les jours un moment où le rire existe spontanément. Paradoxalement, dans les sociétés où la survie n’est pas en jeu et où l’on profite de nombreuses ressources et d’un confort incomparable, il semblerait que tout cela ait été oublié ou rejeté. On a en effet constaté que la majorité des gens ne rient plus. Comme s’ils considéraient le rire comme ridicule ou le propre de personnes immatures. Pour beaucoup, rire, c’est ne pas avoir les pieds sur terre et même faire preuve d’irresponsabilité. En un mot, rire aux éclats, ce n’est pas intelligent et cela manque même d’éducation !

On peut s’en douter, un tel comportement social a poussé les chercheurs à réaliser des recherches. Des études récentes en psychologie ont d’ailleurs démontré que les individus qui souriaient peu et qui ne riaient pas étaient des personnes qui étaient plus fréquemment victimes de maladies cardiaques ou encore de cancers, alors qu’à l’opposé celles qui savaient rire étaient moins sujettes à ces états pathologiques et récupéraient plus rapidement en cas de maladie. Tous les chercheurs et les professionnels de la santé tant physique que psychologique vous diront que le rire régularise nos humeurs et par conséquent notre santé en général. Le problème c’est qu’il est bien évident que l’on ne peut pas forcer quelqu’un à rire s’il n’en a pas envie. Alors quand on ne sait plus rire pour décompresser ou encore « lâcher son fou » et bien, on utilise d’autres moyens comme par exemple l’alcool et parfois même les drogues. Dans bien des cas, celui ou celle qui n’est plus capable de se défouler de façon naturelle devient « malade » et se « gèle l’esprit » avec des médicaments prescrits légalement. Bien triste constat!

Pour conclure, je vous donnerais bien un petit secret pour arriver à redonner à votre vie ce rire qui lui manque tant : commencez donc la journée en souriant, dès le matin, à la première personne que vous rencontrez. Ce peut-être votre conjoint, votre enfant, un collègue…ou tout simplement vous… dans le miroir!

Le rire, cela se pratique, cela se cultive, cela se développe. Il est le résultat d’une vision réaliste, mais positive et optimiste de notre devenir humain.

Sur ce, je vous dis à la prochaine en vous espérant heureux et en santé.